Pourquoi
donc sommes-nous allés a Cebu des le début de notre séjour en territoire
philippin, vous demandez-vous? Certainement pas pour ses fresques et son
architecture historique… pas non plus parce que nous avions une subite envie de
devenir boulimique… Mais pourquoi donc?! Eh bien, parce que c’était un passage
obligé pour nous rendre a Malapascua, une petite île au nord de l’île de Cebu,
réputée pour ses sites de snorkelling (natation avec masque et tuba), ses
belles plages de sable blanc et ses habitants joyeux, festifs et hyper accueillants!!!
Ah oui, aussi parce que ce lieu deviendrait le théâtre de nos retrouvailles
avec nos amis! Arrivés avant eux, nous avions la charge de trouver un endroit
propice à passer du bon temps, et accessoirement, pas trop dispendieux (parce
qu’on a pu une cenne!!!!)! Il faut ici préciser que les Philippines
représentent de loin le pays le plus coûteux au niveau du logis. Il est plutôt
ardu de trouver une chambre a moins de 20$ par nuit. Et c’est non-négociable!!!
Rencontrés
sur le bateau nous menant à l’île idyllique, un couple nous assura que nous
pouvions trouver un logis pas trop cher dans un petit resort du nom de Purple
Snapper. Arrivés sur les lieux, nous fûmes enchantés par ce petit guest-house
qui proposait petits chalets, piscine creusée et plats délicieusement concoctés
par des employés forts sympathiques, qui nous promettaient de nous traiter aux
petits oignons! De plus, le rhum philippin étant très abordable, plusieurs
petits drinks étaient proposés… ça nous changeait ainsi de l’alcool a fabrication
artisanale!
Nous savions
déjà que nos amis prévoyaient faire des cours de plongée… Nous n’avions
cependant pas compris que cette idyllique île était le lieu idéal pour
s’initier à cette activité. D’ailleurs, tous les resorts proposaient des cours,
des tours ou des accessoires de plongée! Dans notre cas, jamais avant notre
arrivée à Malapascua nous n’avions songé à nous offrir ces fameuses formations.
Question budget, bien sûr, mais aussi question d’intérêt. Pamela trouvait l’idée
intéressante mais Alexandre ne se voyait pas du tout dans un environnement
aussi stressant que sous l’eau! Pourtant, en parlant avec plusieurs employés du
resort-diveshop, nous réalisâmes que dans le fond, nous n’y connaissions
absolument rien!!! Premièrement, en plongeant, on doit être tout sauf stressé,
question air évidement!!! En effet, il faut surveiller sa respiration de façon
à être le plus zen possible! Mmmmh, intéressant! Alexandre, qui vit parfois de
petites angoisses (voir grandes!) fût soudain un peu plus ouvert a l’idée
d’envisager un projet aussi fantasque que de nager avec les poissons. Nous
attendrions toutefois l’arrivée de nos amis pour évaluer notre budget et notre
intérêt pour cette activité.
A notre
deuxième jour sur cette île, au retour d’une petite marche de santé, les voila
qui nous accueillent, les bras grands ouverts, le sourire aux lèvres, la larme
à l’ œil! Qu’ils sont beaux, qu’ils sont gentils nos amis! Après deux mois à
voyager séparément, nous sommes tous heureux de nous revoir, de nous conter nos
anecdotes respectives. Nous rions beaucoup, nous avons un plaisir immense à
être en leur compagnie, et c’est manifestement réciproque!!! Seule ombre au
tableau, Jolyann fût malade pendant notre souper de retrouvailles et s’éclipsa
bien tôt… mais bon, nous sommes en Asie après tout!
Le
lendemain, nous discutâmes un peu de nos projets respectifs pour ce séjour sur
cette île. Notre couple d’amis voulait absolument faire de la plongée!!! Éric
se montrait fort enthousiasme, Jolyann un peu moins, quoiqu’elle soit fort
tentée par l’aventure. Après avoir rencontré l’équipe d’instructeurs, ils
furent rassurés et s’engagèrent dans cette aventure! Pour notre part, manquant
de budget, il fallait faire appel à un sponser qui nous aiderait à y voir plus
clair. Après avoir parlé a Richard (El
papa), qui se montra fort rassurant et enthousiasmé pour nous, nous assurant
que nous pourrions compter sur son soutien financier pour ce projet, nous
décidâmes de nous lancer à l’eau (hahaha!) et de les prendre ces fameux cours!
Surtout qu’Éric n’arrêtait pas avec ses : Engagez-vous, qu’il disait,
rengagez-vous!!!
Après avoir
parlé a Tony, le chef instructeur, nos derniers doutes se dissipèrent! D’un
professionnalisme sans pareil, il nous assura que nous progresserions à notre
rythme et qu’il fallait avant tout que l’on ait du plaisir! Alors, enfilons nos
wetsuits, camarades! Après une première journée d’initiation a la piscine, a se
familiariser avec les signes et les procédures d’urgence (on ne s’entend pas
sous l’eau, d’où l’importance de communiquer avec les bons signes!), Jolyann s’aperçut
que cette activité n’était tout simplement pas pour elle… Elle ne s’amusait pas
assez pour pallier au stress que cette formation nous imposait. Elle n’y voyait
tout simplement pas assez d’avantages! Tres respectueux de sa décision, il fût
décidé que nous continuerions les cours sans elle mais a un rythme moins
soutenu, de sorte que nous puissions passer plus de temps avec elle.
La deuxième
journée de formation fût toute une épreuve. Nous allions refaire les exercices
de sécurité appris la veille, mais cette fois en eau libre! Dans la mer,
quoi!!! De plus, ces exercices étaient évalués par Tony, notre instructeur.
J’ai dit, précédemment, qu’il ne fallait pas être stressé sous l’eau, sans quoi
nous ne serions pas en mesure d’effectuer les exercices nécessitants doigté et
procédures. De plus, nous partagions maintenant le même stress que celui de
Jolyann la veille! Avant notre départ en bateau pour le site, Alexandre partagea
la plus grande partie de son déjeuner avec la cuvette des toilettes! Paraît-il
qu’il était bien pâlot sur le bateau, qui virait tranquillement au vert par
cette mer agitée! Cette mer si agitée qu’Éric s’en trouva fort mal… il partagea
aussi son déjeuner, mais lui avec les poissons. Pamela, elle, se trouvait un
peu stressée… Pas plus que ça Pam? Mouin… j’suis stressée. Mais, non, pas plus
que ça. Elle avait encore le sourire aux lèvres, tandis qu’Éric était penché
sur la rambarde et qu’Alex était silencieux… un peu trop, ce qui laissait
deviner qu’il regrettait maintenant sa témérité! Finalement, une fois sous
l’eau, cette angoisse se dissipa et tout le monde accomplit ses évaluations
avec grand succès!
Les deux
jours suivants, les autres exercices furent accomplis avec mention et
maintenant le stress laissait sa place à l’excitation… jusqu'à l’examen final.
Examen écrit, qui demandait un effort relativement soutenu pour Éric et Pamela…
et un effort presque surhumain pour Alexandre! Bon, il est souvent épuisé, vous
direz-vous! Ben oui, contrairement a sa douce qui a toute une drive, le petit
chou ,lui, préfère prendre son temps
pour faire les choses, il a un rythme moins élevé mais est aussi capable de
grandes choses (N’a-t-il pas charmé la plus fantastique des femmes au monde, je
vous le demande?!!). Mais bon, finalement, il s’en sortit plutôt bien… quelques
heures après ses compagnons! Voila, notre certificat empoché, nous allâmes
fêter notre réussite dans un petit restaurant en bord de mer avec un thon comme
plat de résistance. C’est que ça creuse l’estomac, ces épreuves-la!
Le jour
suivant, Jolyann étant un peu tannée d’être seule, nous proposa d’explorer
l’île à pied. L’île n’étant pas si petite, nous marchâmes pendant quelques
heures. Tenaillés par la faim, nous louâmes des motorbikes pour retourner à
notre restaurant préféré. Cette gentille promenade nous permît toutefois de
nous baigner sur une plage isolée, baignée d’eau limpide chaude comme un bon
bain relaxant. Que demander mieux?
Finalement, Malapascua
se révéla l’une des plus agréables destinations de notre voyage! Non seulement
ce fût le théâtre de nos retrouvailles avec nos amis, mais ce fût aussi un lieu
fortement alimentés de premières fois. Premières plongées, première fois qu’on
grimpait un coconut tree pour en récolter les fruits, premier vomi au pied du
lit pour Pamela, premiers combats de… ah, non, nous réservons ces détails pour
plus tard, première brosse au rhum… philippin (hahaha, de toute façon, vous ne
me croyiez pas, hein?!), premiers thons frais dégustés sur la plage… Ça en fait
des premières fois, n’est-ce pas? C’est sur ces excellents souvenirs que nous
quittâmes Malapascua pour nous diriger sur l’île de Negros afin d’y effectuer
un trek!
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