Après
quelques jours à Kadidiri, Ludo et Lori décidèrent de prolonger leur séjour sur
les Togeans et de nous accompagner sur Malenge, une grosse île avec un
guesthouse bien isolé sur une petite plage. Alors que nous arrivions, la grande
majorité des clients s’en allaient. Nous eûmes donc la place pour nous tout
seul! Visite dans le village de pêcheurs, jadis nomades, situé juste en face de
notre plage, accessible par un pont de bambou de 800 mètres de long (!!!),
parties de volley sur la plage (France contre Canada), détente dans les
nombreux hamacs installés sur le site et baignade dans un lagon bleu-turquoise…
Telles furent nos principales activités sur cette île. Le resort, étant si
éloigné de la civilisation, n’avait aucun signal d’ondes téléphoniques… mais
était cependant pourvu d’une télévision par satellite nous permettant de regarder
l’Euro de football… a 3h du mat!!! Sachant bien que nous ne pourrions nous
réveiller de si bonne heure, nous décidâmes de tout simplement rester éveillés
jusqu'à cette heure si tardive (ou matinale!)!!! Nous bûmes donc de l’arak
(alcool de fabrication artisanale), nous chantâmes avec les employés et nous
accueillîmes des invités tardifs en les aidant a bien s’installer. Alexandre
fût d’ailleurs si accueillant que le couple de Suisse-Brésil le croyait
propriétaire de l’endroit!!! ‘’Bungalows avec salle-de-bain, ou pas? Celui-ci
est le meilleur!’’ dit-il en se dirigeant vers un bungalow déjà occupé… par une
dame qui dormait!!!
Une
excursion dans la jungle fût organisée dans les jours suivants et nous pûmes
donc admirer un énorme coconutcrab qui se nourrit de… noix de coco!!! Aussi,
nous visitâmes une caverne remplie de chauve-souris. De milliers de
chauve-souris!!!
Ce resort
nous permit la rencontre d’un couple de Belgique, de trois Argentins, de deux Français,
d’une Sud-Africaine, d’un couple formé d’un Suisse et d’une Brésilienne
accompagné de leur garçon de 4 ans, en plus de nos amis Ludo et Lori. C’était
la première fois depuis le début de notre voyage que la majorité des clients
d’un resort était francophone!!! Une longue conversation sur les différents
accents en découla!
Seul bémol,
le propriétaire était malhonnête envers les femmes présentes dans son
établissement. Il essayait de les embrasser, de les toucher, de les masser… ce
qui motiva notre départ vers une autre île, celle-ci nommée Bolilanga.
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