jeudi 31 mai 2012

Une première soirée sur Pub Street... La rue des routards!

Le marché en folie de Siem Reap... 



Ouep... C'est un peu trash!

Oui, oui... Il égorge une poule! Quelqu'un venait de passer une commande!

De leurs côtés, elles pèsent et elles déplument celles qui viennent de subir l'égorgement!  

A notre hôtel, ils ont dû en voir de toute les couleurs pour afficher une pancarte comme celle-ci... 

La fille de Rak et son cousin... au jour de l'an!


Rak...


Cours de cuisine au Tigre de papier!


Mission accomplie!

Le couché du soleil... de notre balcon...


Siem Reap

Comme mentionné dans la dernière chronique, nous sommes arrivés à Siem Reap en pleine nuit. Pourtant, malgré l’obscurité de cette nuit sans lune, il fût possible d’admirer le site enjôleur et paisible de notre refuge. Ainsi, le lendemain matin, nous décidâmes de passer l’intégralité de notre séjour dans cet hôtel. Situé un peu à l’ écart de la ville, une piscine offrait ses charmes à quiconque désirait se rafraîchir un peu. Hum… en fait, bien souvent l’eau était plus chaude que la température ambiante. Mais bon, on ne crachera pas dessus (ou… dedans?!). Pour les lecteurs surpris de savoir que nous nous étions payé le luxe d’un hôtel avec piscine, sachez que nous n’avions pas vraiment le choix… En effet, la température ambiante devenant si chaude pendant la journée (parfois 40 degrés), la piscine nous permettait de moins souffrir. Au menu pour notre séjour, des visites de temples, de la piscine et quelques autres péripéties obligatoires.


Ayant retenu les services de Rak, le chauffeur de tuk-tuk, pour quelques jours, une visite a la clinique s’imposa comme première activité. Bien qu’allant mieux, le pied d’Alexandre nécessitait néanmoins quelques soins. Promptement effectué, le nettoyage de la plaie ne dura pas plus que 5 minutes et ne coûta pas plus qu’un dollar. Dollar que Rak s’empressa gentiment de payer! Wow, ça c’est du service!!! Nous ne nous doutions pas cependant que ce serait la première et la dernière fois que nous nous passerions ce genre de réflexion à son sujet…

L’arrêt suivant fût consacré a l’achat d’une nouvelle caméra. Ben oui, vous vous rappelez que l’ancienne nous a été chipée par une chipie?! Donc nous voila dans ce magasin très occidental ou nous constatons que… zut, les prix sont les mêmes que chez nous. Un peu en proie au désarroi, nous constatâmes que nous ne pouvions nous attendre à un aussi bon deal que lors de l’achat de notre ordinateur en Thailande. Ainsi, 200$ de notre budget furent consacrés a cette caméra qui, nous le constaterions plus tard, prenait de bien meilleures photos que la précédente!

Notre charmant chauffeur, s’apercevant de notre bonne nature, nous invita à passer le nouvel an Khmer avec lui, dans sa famille!!! Le nouvel an était pour nous l’occasion de passer un peu de temps avec les habitants de ce pays, d’en comprendre les traditions, les habitudes, la culture quoi! Étant invités, Rak nous demanda de partager certains coûts avec lui. Bonne fortune, bon cœur (et c’est vraiment le cas de le dire), nous consentîmes naturellement. Une fin d’après-midi fût donc consacrée aux diverses emplettes nécessaires a une belle et joyeuse fête. Voici une courte liste de ces achats;
- Les aliments pour préparer un plat qui serait offert aux moines (?!!!)
- Des aliments que nous voulions acheter pour offrir une de nos spécialités a la famille hôtesse
- Les aliments nécessaires à la préparation du repas du soir
Rak nous demanda alors 25$ pour l’aider à payer le coût de cette épicerie. Bon, première réaction, wow… c’est un peu chérant de payer autant dût au fait que nous payions déjà une journée de tuk-tuk pour avoir le privilège d’être dans sa famille (un autre 25$)!!! Nous nous quittâmes cette soirée-la en nous consolant que la fête du lendemain en vaudrait assurément la peine!

Notre souriant guide vînt nous retrouver au petit matin pour nous emmener à son quartier général, la maison de ses parents. Là-bas nous attendait Mark, un sympathique américain rencontré quelques jours plus tôt dans cette même demeure. La préparation de nos salsas québécoises prenant du temps, la famille alla faire offrande aux moines un généreux repas offert par nous… sans nous!!! Hum, ça commence bien! Ensuite, Rak, toujours sympathique, invita Alexandre à aller avec lui au marché pour acheter de la bière, indispensable selon lui. Alexandre accepta bien naïvement sans se douter un instant que Rak lui demanderait de la payer. Plus ou moins fermement, ce dernier consenti à payer une des deux caisses que Rak voulait acheter, ce dernier devant assumer les frais de la deuxième! L’avant-midi se révéla fort agréable. Quelques bières bues incitèrent une jeune femme à inviter Pamela à danser avec elle. Ne refusant jamais ce genre d’invitation, notre divine danseuse fût donc entraînée dans une longue séance de danse (comme elle confiera plus tard) stuck-up! Ben oui, les Cambodgien, comme la majorité des asiatiques d’ailleurs, se contente de bouger les mains, légèrement les bras et pas ben ben les jambes. Pamela y ajouta d’ailleurs des mouvements de son crû avant d’abdiquer, raillée par tous (excepté son toujours compréhensif compagnon qui alla même jusqu'à danser les mêmes mouvements qu’elle afin qu’elle ne soit pas seule dans son camp)!!! Et puis, vînt le temps de goûter les salsas d’Alexandre et Pamela que tous les membres de la famille ainsi que leurs amis exécrèrent! A part Mark l’américain qui en mangea a satiété en répétant à un Alexandre un peu dépité, qu’elle était excellente, sa salsa!!! Au moins un qui apprécie, c’est déjà ça! La bière étant vite épuisée, Rak redemanda à Alexandre (pas a Pamela, car il avait compris qu’il avait plus de chance de réussite avec le gentil nounours masculin!!!) de lui redonner de l’argent pour se réapprovisionner. Consentant encore la moitié de ce que le guide lui demandait, Alexandre y alla d’un : Y commence à abuser, la la! bien senti!!! Étant supposé revenir avec deux nouvelles caisses, quelle ne fut pas notre surprise de le voir avec une seule! C’est qu’il avait rencontré des amis à qui il avait consenti à donner la moitié de son achat, de notre achat. Après avoir bu quelques canettes de cette unique caisse, Alex et Pam s’enquirent de l’heure prévue du repas. La réponse donnée fût à peu près celle-ci; Oh beaucoup plus tard, avant on ira au karaoké ou vous paierez pour tout le monde parce que nous, pauvres Cambodgiens, nous n’avons pas d’argent pour payer, et que vous petits blancs Canadiens vous ressemblez a s’y méprendre a un guichet automatique!!!!!!!!!! AH BEN LA LA, ça va faire!!! Se consultant du regard, nos deux héros à bout de souffle, d’énergie et surtout de patience demandèrent à être reconduits à leur hôtel ou ils prendraient un peu de repos. Tout ça prononcé gentiment afin de ne pas offusquer ces si pauvres petits Cambodgiens, que l’alcool avait rendus si sensibles, larmoyants et… pitoyables!!! Pour vous faire avoir honte d’être blanc, de venir du Canada, d’avoir des sous, d’aller a l’école, d’avoir un appartement, un chien, deux chiens, un chat, deux chats, alléluhia!!!  Non mais, un ptit blanc s’écœure!!! Donc retour a l’hôtel, le ventre vide, la tête lourde, le cœur plein de rancœur!

Quoi de mieux pour se consoler que de manger un bon repas dans un charmant restaurant servant des plats typiquement cambodgiens. Situé sur Pub Street, une rue destinée aux touristes de passage, ce restaurant (appelé le tigre de papier) fût si apprécié pour la qualité de ses mets que nous décidâmes d’y prendre un cours de cuisine. Cours qui nous apprit, entre autres, à concocter des cannellonis khmers, un amok au poisson, des spring rolls frais et une salade épicée aux crevettes! Miam!!! Préalablement, un petit tour au marché nous avait permis d’acheter le mélange d’épices (Amok) nécessaire afin de préparer ces plats a la maison! Ceux qui en feront la demande pourront l’expérimenter!

Après huit jours de ville et de temples, un peu de repos (encore, y m’semble que les bisounours font juste ça, se reposer!) nous semblait approprié. En route donc vers l’île de Ko Rung. Mais avant de vous décrire cette aventureuse escapade a la Robinson Crusoé, place a notre chronique sur les époustouflants et ô combien grandioses temples d’Angkor Wat!!!

vendredi 25 mai 2012

Arrivée au Cambodge dans le bus de l’enfer…

Rengaine habituelle; pas si facile qu’annoncé que de se rendre a quelque endroit que ce soit en Asie… Pour se rendre de Don Det, au sud du Laos, a Siem Reap, situé au nord du Cambodge, environ douze heures de bus étaient annoncées. Douze heures qui incluaient, supposément, notre paperasse administrative a la frontière. En vrais nounours insouciants que nous sommes, nous avions des sous pour le paiement des visas cambodgiens… pas plus! Avant de partir, Alexandre demanda a notre agent de liaison si c’était possible de retirer des sous au Cambodge au lieu d’en retirer au Laos et risquer d’être pogné avec (l’argent laotien ne vaut absolument rien! Impossible donc de l’échanger dans un autre pays). L’agent nous rassura en nous faisant savoir que l’autobus croiserait plusieurs ATM des notre entrée au pays. Ouf! Une chance, car ayant déjeuné tôt, nos deux beconours auraient faim bien vite, et pour assouvir leurs besoins, ils auraient besoin d’argent.


Leçon maintenant acquise et retenue, ne jamais (jamais, jamais, en aucun cas, pantoute, niet!!!) se fier aux dires d’un agent de voyage. Comme vous vous en doutez, pas l’ombre d’un guichet durant les premières heures du périple… Évitant de donner de l’importance aux grondements, maintenant incessants, de leurs gosiers, nos chaleureux explorateurs endurèrent en silence leur supplice!... Jusqu'à ce que ce soit franchement intolérable! Après douze heures de bus, celui-ci s’arrêta. Nous pensions enfin être parvenus à destination. Erreur monumentale, ce n’était qu’une halte dans un petit marché avant d’embarquer dans un autre autobus qui lui nous amènerait a bon port. Passablement fâchés et irrités (cela faisait maintenant 12 heures que nous n’avions ni bu, ni mangé!!!), nous décidâmes de partager notre ressentiment avec le responsable de l’autobus. Nous obtînmes de lui qu’il affrète un motorbike pour qu’Alexandre puisse se rendre au ATM le pus proche, situé quand même à quelques kilomètres.

Petite particularité amusante mais aussi quelque peu désolante, la monnaie cambodgienne n’est utilisée que pour les petites transactions. Les autres étant réglées avec de l’argent… U.S.!!! Donc, dans les ATM ne sont distribuées que des devises américaines… souvent en grosse coupures!!! Il s’est avéré assez difficile d’acheter une bouteille d’eau avec un 20$! Et on ne parle pas des 50$ et des 100$!!!

A notre entrée dans le nouvel autobus, petite surprise… ou grande déception, plus de place pour le héro de ces aventures (titre qu’il partage avec sa noble conjointe, bien entendu!). Le responsable du bus, bien au fait de ce léger désagrément, proposa bien calmement a Alexandre une petite chaise en plastique qu’il pourrait installer dans l’allée. Tsé les petites chaises de jardin que l’on dédie habituellement a un enfant… de 4 ans! Lassé de toujours protester, le valeureux coco accepta bien stoïquement sa situation et refusa l’aimable offre d’une jeune Cambodgienne qui lui proposa d’échanger leurs places respectives.

Finalement, après quelques heures, une place se libéra… a côté de la jeune Cambodgienne. Le voyage étant assez long et Pamela s’étant endormie assez rapidement, Alexandre décida d’engager la conversation avec Sreymond… qui parlait français. Celle-ci se révéla assez instruite, elle étudiait à l’université de Phnom Penh le français, le japonais, l’anglais en plus du khmer. Elle proposa de mettre nos deux aventuriers en contact avec son frère, gentil philanthrope de ses études et conducteur de tuk-tuk notoire. Celui-ci pourrait nous aider a trouver un hôtel pour passer le reste de la nuit (notre arrivée étant prévue pour 2 heures du matin…!) et nous aider a trouver un hôpital ou Alexandre pourrait faire nettoyer sa blessure. A notre arrivée, Rak (le frère de Sreymond) nous amena à un charmant hôtel doté d’une piscine et surtout… d’une chambre libre ou nous pourrions profiter de quelques heures de répit. C’est que ces voyages en autobus sont franchement épuisants (surtout après plus de 18 heures de trajet)!!!

p.s. Cette chronique est la dernière a ne pas être accompagnée de photos! Yé!

jeudi 24 mai 2012

Ils sont fous ces Laotiens...


Le Laos étant un pays relativement pauvre, les Laotiens ont appris à cuisiner de tout pour survivre. De tout, ici, signifie vraiment TOUT!

En effet, lors de notre trek dans le nord, dans le tuk-tuk en direction du premier village à visiter, nous conversâmes avec notre guide Hak des habitudes culinaires des locaux. C’est alors que nous lui demandâmes si les gens de son pays mangeaient du chien… Il nous répondît un OUI très enthousiaste (c’était sa viande favorite), mais que l’occasion se présentait rarement, puisque la viande en question est assez dispendieuse… Donc nous nous renseignâmes à savoir s’ils mangeaient du chat… Il répondît affirmativement… mais à son goût, le chat est beaucoup moins savoureux… Un peu saisi d’apprendre que les Laotiens, eux aussi (parce qu’on le savait pour les Chinois!), mangeaient ceux que nous prenons, avec tant d’affection, comme animaux de compagnie… Un silence quelque peu troublé s’installa…

Admirant la jungle épaisse nous entourant, nous eûmes une petite panique… Y a-t-il des serpents ici?! Nous posâmes la question à Hak. Il affirma, avec un calme naturel que, il y a une dizaine d’années environ, la jungle abritait plusieurs serpents, mais que maintenant… les villageois les avaient tous MANGÉS!

Par la suite, dans la grotte que nous visitâmes, nous furent étonnés de nous apercevoir que nous étions les seuls êtres vivants à y être… ‘’Y a-t-il des chauves-souris dans cette caverne?’’, nous questionnâmes Hak. ‘’Auparavant, si, mais, maintenant, non… puisqu’ils ont tous été MANGÉS!!’’ Une autre espèce dévorée par les laotiens… Brrr… Ça commence à faire peur! Une autre réalité au Laos est qu’il n’y a pas beaucoup de touristes… Serait-ce parce que… Non?! Ils n’iraient pas jusque-là?!

La manie des Laotiens de tout manger devint un running gag après les quelques jours passés dans la jungle. Alexandre, anticipant le comique de sa blague, demanda a Hak si les Laotiens mangeaient du bœuf… Tous, déçus de sa question, le trouvèrent peu original… Hak répondît que oui. Prévoyant cette réponse, Alexandre rétorquât en lui  demandant s’ils mangeaient de la bouse de bœuf! Hak, rigolant, affirmât que NON?!... Mais ils mangent les insectes qui s’y logent, par contre!!!  

Non, mais… Ils sont fous ces Laotiens!

mardi 22 mai 2012

Don Det

Notre visa expirant trois jours plus tard, on ne pouvait quitter le Laos sans avoir vu les 4000 îles… Direction Don Det, l’une des 4000…! Autant d’îles disséminées dans le mékong, cela doit être assez beau a voir, peut-être spectaculaire et assurément dépaysant! Eh bien… quelle ne fût pas la surprise de nos deux aventuriers omnivores que de constater que le fleuve des 4000 îles, ça ressemble un peu pas mal a la rivière des mille îles qui sillonne la région métropolitaine… Une eau passablement sale, voire dégueux (!), des minis-ilots pas pittoresques du tout, et une île (Don Det) qui nous rappelle un peu Viang Vieng (des jeunes au corps à moitié habillé et entièrement saouls)… Nous qui nous nous faisions une joie de partir a la découverte du mystérieux Mékong, des îles désertes, des dauphins d’eau douce…


Un peu désabusés, nous nous trouvâmes néanmoins une spacieuse chambre, un peu a l’écart de la route (euh, plus un sentier… il n’y a que les motorbikes qui y passe, et encore!). Nos plus proches voisins, une truie et une petite famille de poulettes… ainsi qu’un couple d’allemands, qui aménageait dans une chambre voisine. Ce couple, que nous serions amenés à croiser, a recroiser et finalement à rencontrer plus tard nous sembla comique. Drôlement accoutrés, tous les deux petits, tous les deux blonds, il nous faisait penser à  frère et sœur… avant de les voir s’embrasser! Disons simplement qu’ils matchaient au plus au point. Comme ils avaient l’air relativement plus âgé que nous et sensiblement différents, nous nous contentèrent de simples hochements de tête sans engager la conversation. Nous ne pouvions savoir que nous les reverrions souvent par la suite.

Qui dit tourisme de grande envergure, dit nécessairement perte d’authenticité. Ainsi, cette île qui s’annonçait si jolie, était malheureusement devenue très mercantile, les vendeurs étant passablement désabusés. Donc, pas de belles rencontres avec les habitants. Seulement une impression qu’il était temps de quitter le Laos afin de découvrir autre chose, une autre culture, un autre pays. Aussi, notre budget étant passablement restreint, notre séjour consista à se promener paresseusement sur l’île, a manger les nombreuses baies que les arbres nous offraient, a se reposer, a lire, a jouer au gameboy (merci Fred!) et a observer le comportement des fourmis rouges… pendant des heures!!!

Après deux jours de ce régime, il était grandement temps de découvrir autre chose de disons… plus grandiose. Angkor Wat, au Cambodge serait notre prochaine destination.

L'hôpital de Pakse...


Ne paniquez pas… Notre beau brun n’eût qu’une entaille à la cheville d’environ 25,4 millimètres... La blessure nécessitait, tout de même, l’intervention de professionnels. Donc, nous nous rendîmes à l’hôpital le plus proche, soit celui de Pakse.

Dans la salle d’attente de l’hôpital, plusieurs laotiens attendaient leur tour pour être vu par le médecin. Des notre entrée, 2 infirmières se précipitèrent vers nous, se renseignèrent de la raison de notre visite, prirent Alexandre par la main et le dirigèrent vers la salle d’opération. Aussitôt, 2.9 hommes laotiens arrivèrent (l’un d’eux avait perdu beaucoup de sang)… le visage et le cou ensanglantés (l’un se tenait même une artère pour empêcher trop de liquide vital de s’échapper!). L’infirmière, qui n’avait qu’enlevé le bandage du bisousnours blessé, fît signe aux garçons d’attendre quelques minutes, le temps qu’elle fasse les points de suture d’Alexandre… Non, mais, ils l’ont le sens des priorités eux?! C’est bien certain… Le touriste, lui, a des sous pour payer!!!

Alexandre se leva, a toute vitesse, pour laisser sa place à l’un de ceux pour qui la vie était en danger… Petite parenthèse, la salle d’opération en question contenait 3 lits (rouillés, soit dit en passant), ou plusieurs opérations pouvaient se dérouler simultanément (!!!). Par conséquent, lorsque ce fût le tour d’Alexandre de se faire soigner, à environ 3.937 pieds de lui, un homme se faisait coudre la joue qui était fendue jusqu'à l’os de sa mâchoire… Intéressant comme technique, ça donne moins envie de se plaindre quand le voisin souffre plus que soi!!! L’entaille de la cheville de notre courageux vengeur de voleur de caméra nécessita 4 points de suture.

L’opération, ainsi que quelques médicaments anti-inflammatoires, nous obligèrent à débourser un gros montant de… 10$!!! Vraiment… Ça valait la peine de vouloir faire attendre les pauvres hommes pour… 10$!!!

dimanche 20 mai 2012

Tad Lo

C’est à bord d’un bus miteux pour Tad Lo, transportant touristes, locaux, bagages, poches de riz, bois, cuves et bouffe (de tout, quoi?!), que nous avons fait l’heureuse rencontre d’une mère et de son fils, Martine et Clarence; cousins français. Ce duo en deuil voyageait pour se changer les idées…


Nous, Bisousnours, les ayant trouvés plus que sympathiques, trouvâmes une activité de quoi les décoiffer! Nous leur proposâmes un circuit en mobylette… Martine, femme d’âge mûre, hésita un instant, puis demanda a Clarence s’il avait déjà conduit ce genre d’engin, Clarence répondit négativement, l’employé en charge de la location affirma qu’il était facile de s’y faire rapidement, donc Martine, courageuse, acquiesça, enthousiaste! Nous nous donnâmes rendez-vous, le lendemain matin, à 8h00!

Dur réveil pour les joyeux voyageurs que nous sommes… Pamela s’aperçue qu’elle avait égaré la boîte a souvenirs, le capteur de moments magiques… la caméra!!! Oups…! Elle contenait plus de la moitié des photos de notre séjour au Laos… L’enquête débuta… Pamela se souvint l’avoir laissé à la réception du guesthouse ou seulement 6 personnes y logeaient; nous, Martine et Clarence, et un autre couple de français que nous avions rencontré au préalable… Aucun d’eux n’avait aperçu l’appareil. Conclusion; le coupable est un employé du guesthouse; à l’habit moutarde; dans la réception; avec les autres employés comme complices… OUF! Dure nouvelle!

C’est avec un léger retard que nous rencontrèrent nos acolytes. Que l’aventure commence! Notre premier arrêt s’effectua dans une plantation de café. On nous y montra les différentes étapes de modification (et de torréfaction artisanale) du café, soit de la cueillette à la tasse! Ensuite, accompagnés du propriétaire de celle-ci, visite improvisée au village voisin ou nous fûmes invités a table, euh… que dis-je… par terre, pour le goûter… Et quelques gorgées de Lao Lao (alcool fort, lui aussi artisanal)… Nous qui nous rendions la pour voir une poule se faire tuer, et nous voila invités à dîner et a prendre un coup avec les villageois! Ça c’est de l’accueil!!!

Christian, Albertain rencontré à la plantation, se joignit à nous pour le reste de la journée. Nous visitâmes des chutes… des chutes… et d’autres chutes! Nous avons eu la chance de converser longuement avec lui. Saviez-vous que… Les Canadiens anglais apprennent le français, à l’école, autant que nous apprenons l’anglais… Toutes les nomenclatures d’aliments en épicerie sont traduites… Certains Canadiens anglais admirent le Québec... Intéressant!

Notre séjour laotien tirant a sa fin, il fallait déjà quitter Tad Lo… Notre plan; se joindre a Martine et Clarence pour prendre le bus de retour a 8h00 du matin… Foutu 8h00 de malchance… Je m’explique… Avec une légère gueule de bois, nous nous levâmes au son du cadran (jusque-là, tout va bien). Avec un petit mal de racine de cheveux, nous prîmes notre douche (jusqu’ici, tout va encore bien). Alexandre, bien soucieux de son hygiène, déposa son pied sur le lavabo pour s’assurer de le nettoyer à la perfection. Malheureusement, le lavabo céda… Entraînant dans sa chute, la moitié de la toilette... qui s’échoua, en partie, sur la cheville du bisousnours quelque peu surpris par les événements. Maintenant, imaginez la scène… Alexandre, un peu pocké, nu, au milieu d’un lavabo en miettes, d’une toilette sciée en deux, la cheville en sang… avec de l’eau qui gicle PARTOUT! C’était de toute beauté! Nous voila vengés pour le vol de la caméra.... Mouahahaha!!!

mercredi 16 mai 2012

Vientiane


Si notre arrivée à Vientiane fût devancée par rapport a Éric et Jolyann, c’est en fait surtout pour nous permettre la prolongation de notre visa. Eh oui, 30 jours au Laos s’étaient déjà écoulés et nous n’en étions qu’a la moitié!!! Inutile de vous dire que nous traversâmes le sud un peu plus rapidement…! Donc, arrêt obligatoire a l’office de l’immigration du Laos. Arrivés à destination, nous remarquâmes avec étonnement l’entrée de l’édifice quelque peu désorganisée… Une cinquantaine de scooter stationnés en bataille envahissaient l’espace… Au point ou il était difficile de se rendre a la porte… Non, mais, faut le faire! A l’intérieur, des murs bruns défraîchis, des comptoirs bruns ternis et des employés… bruns! Oups, d’être bruns pour eux… ce n’est pas souhaité! En fait, ils nous envient pour notre couleur de peau… Et dire que nous, nous ne voulons que bronzer!!! Ici, malgré les chaleurs insoutenables, ils portent pantalons longs, chandails longs, chapeaux, lunettes, gants, bas (souvent colorés) et… gougounes!!! Bref, les bureaux de l’immigration reflétaient bien le sérieux et l’autorité du gouvernement laotien! Le service fût, malgré tout, efficace.

Vientiane est une ville ou la colonisation française d’autrefois se fait beaucoup sentir dans l’architecture des bâtiments. Ce qui la rend d’autant plus intéressante, c’est qu’elle est parsemée de temples. Le clash la rend surprenante et oh combien agréable! C’est dans un joli petit quartier envahi de boulangeries et de pâtisseries françaises, ainsi que de restaurants laotien et japonais que nous nous sommes installés. Des l’arrivée des collègues manquants, nous nous sommes déniché un super restaurant de bouffe laotienne ou nous avons bien (genre super BIEN) mangé… Ce qui nous a réconciliés avec les plats traditionnels du Laos! Pas que ce que nous avions mangé précédemment n’était pas bon, mais disons que nous avions mangé plus de bouffe western au Laos qu’en Thaïlande!

L’anniversaire d’Alexandre arrivant à grand pas, il fallait à tout prix organiser un petit quelque chose! C’est à l’aide de nos amis voyageurs que Pamela eût la possibilité de s’éclipser une journée entière pour faire des emplettes a travers la ville.

La journée surprise arrivée, Alexandre, qui croyait que sa fête ne serait pas fêtée a sa juste valeur (…), a été amené de force dans une petite boulangerie française ou, accompagné de sa douce, il s’est bourré la face de pâtisseries et de lattés. C’est par une promenade improvisée sur les trottoirs de la capitale que s’est poursuivie la surprise. En début d’après-midi, nous rejoignîmes nos 2 couples favoris pour un arrêt aux glissades d’eau!!! Ouf! Les glissades d’eau au Laos furent quelque peu, hmmm comment dire, TRASH!!! Premièrement, 1 surveillant vérifiait l’entièreté du parc… Alexandre, sans le savoir, s’est donc gaiement aventuré dans une glissade réservée aux enfants! Résultat; il a faillit basculer hors du chemin de plastique plus d’une fois en plus de s’érafler la cheville et le bras!!! Les 2 seules autres glissades disponibles, bien que supposément prévu pour adultes, ont aussi fait plusieurs blessés!!! En effet, tous ceux de notre groupe s’y étant aventurés se sont blessés…! Et ce, parce que les glissades étaient foutument mal conçues. Même dans les glissades pour grandes personnes, Pamela est presque sortie de la trajectoire!!! Ce fût tout de même avec beaucoup d’amusement que nous nous montrâmes nos différentes éraflures a la sortie du parc!

Après cette activité quelque peu étourdissante, ou plutôt surprenante, voire même stressante (qui aurait pu croire que les glissades d’eau seraient un sport extrême!!!), il nous fallût un petit moment de repos. C’est autour d’un picnic bien mérité que les 6 amis se sont régalés de fromages forts, de charcuteries et de vin! Pour terminer ce moment en beauté, on a eu droit a une compétition, entre nos 2 bouffons Alexandre et Pontus, de celui qui réussirait à mettre le plus de tomates cerises dans sa bouche…! C’est fou comme on s’amuse avec pas grand chose! Le grand gagnant; Alexandre avec 15 tomates contre 8!!! Ça contient cette bouche-la?! Pour digérer, cours d’aérobie extérieur improvisé pour Jolyann… et Pamela qui y a pris un plaisir inattendu et qui y a passé… un peu… beaucoup… TROP de temps selon ses partenaires de voyage! Il faut croire qu’elle s’ennuyait de bouger en groupe! Et il faut dire que, avec les quelques verres de vin ingurgités, de la musique asiat a tout casser et… une cinquantaine de femmes laotiennes, de toutes âges, avec leur kit sport au pantalon coloré et a la veste des mêmes couleurs, ça valait la peine d’y consacrer un peu de temps!

La soirée s’est déroulée dans un petit restaurant non loin de l’hôtel pour se terminer AU bar class du quartier! C’est aux tournés de Jameson, de tequila et d’absinthe (!!!) que le party s’est poursuivi! Ouch… Étant les seuls clients du bar, Alexandre eut l’opportunité de nous surprendre avec ses talents de barman en flambant une montagne de coupes immergées d’alcool (l’un de ses célèbres tours du temps qu’il régnait derrière les bars!!!) qui nous a valu un dernier verre chaque, gracieuseté du barman.

Autant amusante qu’ai pu être cette journée, le lendemain s’annonçait quelque peu différent… Le temps des adieux avait sonné… Éric et Jolyann prenaient l’avion pour l’Indonésie en matinée le surlendemain alors qu’Alice et Pontus prévoyaient profiter du Sud du Laos plus longtemps que nous… Nous avons donc choisi un restaurant japonais pour terminer en beauté ce périple de groupe, pour clore autour de sushis et de vin, notre aventure d’équipe qui fut des plus excitantes…! Bien que le temps était venu de se séparer (et il le fallait, nous le sentions tous), ce n’est pas sans un group hugh et quelques larmes que la conclusion s’est déroulée!  

vendredi 11 mai 2012

Nous voila bien en forme pour cette belle journée en perspective!

Direction TUBING!!!


Et c'est parti...!!!


Déjà un premier saut?

Et hop!

Éric... Et sa danse du genou!

Ouf, les garçons... On se garde une ptite gêne! Nous n'en sommes qu'au premier bar!!!

Bon... assez de cette musique... Il est temps de changer de bar!

Pontus... Toujours aussi raffiné!!!

Place au Dubstep... Bar suivant!

En voila un qui trip avec sa moustache!


Ahhh! Je t'aime!!! Non, c'est moi qui t'aime... vous voyez le genre!

Ok...



Une glissade pour Alice!


Et maintenant... Le zipline!
Alex...




Alice...
Tout est sous contrôle...

Oh... 

Ouf...

OUCH!!!
 Pamela...




Éric...
Préparation...

Position boulette...

Tourniquette...

Plongeon!...

Ploutch...