Leçon maintenant acquise et retenue, ne jamais (jamais, jamais, en aucun cas, pantoute, niet!!!) se fier aux dires d’un agent de voyage. Comme vous vous en doutez, pas l’ombre d’un guichet durant les premières heures du périple… Évitant de donner de l’importance aux grondements, maintenant incessants, de leurs gosiers, nos chaleureux explorateurs endurèrent en silence leur supplice!... Jusqu'à ce que ce soit franchement intolérable! Après douze heures de bus, celui-ci s’arrêta. Nous pensions enfin être parvenus à destination. Erreur monumentale, ce n’était qu’une halte dans un petit marché avant d’embarquer dans un autre autobus qui lui nous amènerait a bon port. Passablement fâchés et irrités (cela faisait maintenant 12 heures que nous n’avions ni bu, ni mangé!!!), nous décidâmes de partager notre ressentiment avec le responsable de l’autobus. Nous obtînmes de lui qu’il affrète un motorbike pour qu’Alexandre puisse se rendre au ATM le pus proche, situé quand même à quelques kilomètres.
Petite particularité amusante mais aussi quelque peu désolante, la monnaie cambodgienne n’est utilisée que pour les petites transactions. Les autres étant réglées avec de l’argent… U.S.!!! Donc, dans les ATM ne sont distribuées que des devises américaines… souvent en grosse coupures!!! Il s’est avéré assez difficile d’acheter une bouteille d’eau avec un 20$! Et on ne parle pas des 50$ et des 100$!!!
A notre entrée dans le nouvel autobus, petite surprise… ou grande déception, plus de place pour le héro de ces aventures (titre qu’il partage avec sa noble conjointe, bien entendu!). Le responsable du bus, bien au fait de ce léger désagrément, proposa bien calmement a Alexandre une petite chaise en plastique qu’il pourrait installer dans l’allée. Tsé les petites chaises de jardin que l’on dédie habituellement a un enfant… de 4 ans! Lassé de toujours protester, le valeureux coco accepta bien stoïquement sa situation et refusa l’aimable offre d’une jeune Cambodgienne qui lui proposa d’échanger leurs places respectives.
Finalement, après quelques heures, une place se libéra… a côté de la jeune Cambodgienne. Le voyage étant assez long et Pamela s’étant endormie assez rapidement, Alexandre décida d’engager la conversation avec Sreymond… qui parlait français. Celle-ci se révéla assez instruite, elle étudiait à l’université de Phnom Penh le français, le japonais, l’anglais en plus du khmer. Elle proposa de mettre nos deux aventuriers en contact avec son frère, gentil philanthrope de ses études et conducteur de tuk-tuk notoire. Celui-ci pourrait nous aider a trouver un hôtel pour passer le reste de la nuit (notre arrivée étant prévue pour 2 heures du matin…!) et nous aider a trouver un hôpital ou Alexandre pourrait faire nettoyer sa blessure. A notre arrivée, Rak (le frère de Sreymond) nous amena à un charmant hôtel doté d’une piscine et surtout… d’une chambre libre ou nous pourrions profiter de quelques heures de répit. C’est que ces voyages en autobus sont franchement épuisants (surtout après plus de 18 heures de trajet)!!!
p.s. Cette chronique est la dernière a ne pas être accompagnée de photos! Yé!
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