Kep, le
calme, la mer, l’hôtel privé, c’était franchement super et reposant… mais pas
tellement divertissant. Les choux décidèrent donc de se rendre dans la
capitale; Phnom Penh. Centre névralgique de l’économie cambodgienne, cette
cité, jadis considérée comme l’une des plus belles d’Asie, est désormais
reconnue pour ses bâtiments décrépis, ses rues envahies de détritus, ses
enfants colporteurs et toute l’histoire reliée aux Khmers Rouges. C’est en
effet cette ville qui vécut les plus grandes horreurs que Pol Pot et ses complices
commirent dans ce pays. Évidemment, les deux explorateurs se devaient
absolument de visiter les principaux points d’attraction de cette ville, ce qui
incluait aussi des lieux de disgrâce pour le peuple cambodgien, tels que les
killing fields et la prison S-21.
Vous vous
rappelez d’Éric et Jolyann, nos amis du Laos? Eh bien, ils nous avaient
fortement conseillé de se rendre dans ces lieux ou le mot horreur prend tout
son sens, ou l’imagination la plus débridée soit-elle ne pourrait pas même
arriver a un tel niveau… Éric nous avait d’ailleurs dit que c’était un must
de les visiter, avant d’ajouter que nous ne passerions pas une belle journée! Ouin…
ben ce fût effectivement le cas!!!
Pour nos
amis lecteurs qui se demandent encore de quoi nous parlons avec ces Khmers
Rouges, voici une courte (très très abrégée!) explication. Au début des années
70, une bande de soi-disant révolutionnaires communistes s’emparèrent du
pouvoir au Cambodge. Favorisée par des décennies de tension avec les
Vietnamiens, cette prise de pouvoir par des nationalistes cambodgiens fût
acclamée un peu partout dans le pays… jusqu'à ce que Pol Pot se prenne pour Mao
Tsé Thoung et décide d’un grand changement de culture. Ainsi, a l’instar du
dirigeant Chinois, Pol Pot évacua les villes de leurs citoyens en les envoyant
travailler dans les champs, dans les rizières. Cette décision fût vivement
critiquée par plusieurs dissidents. Pour y faire face, Pol Pot et sa bande de
dégénérés (excusez ce jugement personnel) transformèrent une belle école en centre
de détention, en centre de torture. Ainsi, Tuol Sleng, aussi appelée S-21, était
née.
Pour faire
ça court encore une fois (parce que les horreurs… ça rend toute personne
normale un peu inconfortable et ce n’est pas le but de notre blogue!), sachez
que près de 20 000 personnes ont été incarcérées a la prison S-21 et que
seulement 7 (!!!!!!!) en sont sorties vivantes! Pol Pot, dans son régime de
terreur, vira à la paranoïa. Ainsi, au moyen de la torture, de fausses
révélations étaient exigées des prisonniers. Ces prisonniers étaient
photographiés a leur arrivée a la prison et aussi quelques fois après, pendant
des séances de torture ou tout simplement a leur décès, alors couverts de sang.
Ces photographies font parti de l’exposition de même que de vieux lits rouillés,
d’outils de torture et de cellules aux planchers recouverts de gouttelettes de
sang séchées. Pour en rajouter, sachez que toute la famille d’un traître est
traître… même les enfants. Ouf!!! Ce qui nous amène aux Killing Fields, genre
de plaine a quelques kilomètres de la ville, qui était utilisée pour les
exécutions et les enterrements dans des fosses communes. Les adultes y étaient
abattus d’une balle dans la nuque, les enfants eux… pas besoin de gaspiller des
munitions pour eux, ils étaient soulevés par les pieds et balancés contre un
gigantesque arbre (qui y est encore et qui porte de nombreuses marques) la tête
première…
Vous vous
doutez bien que de gentils calineurs donneurs de bisous que nous sommes furent
passablement bouleversés… Donc, on se change les idées au plus vite, d’accord?!
Bien content d’avoir connus cette facette plutôt sombre de l’histoire
cambodgienne, mais la la… on est en vacance, non!?!
Comment on
se change les idées dans un pays étranger? Eh bien, on fait comme a la maison!
On dévalise (sens figuré) un petit commerce de dvd piratés, on s’installe avec
des friandises et des cochonneries réconfortantes (tous ceux qui ont eu une
peine d’amour savent quel genre de goinfreries!) et on se visionne 2-3 voir 4
films de suite en mangeant et en s’endormant de temps en temps. Ça te requinque
un homme, ça!!!
Saviez-vous
que la boxe est hyper populaire au Cambodge? Non? Eh bien, nous non plus avant
d’arriver à Phnom Penh. En fait, il s’agit plus d’un genre de kick-boxing a la thaï
que de la véritable boxe. D’ailleurs, il paraît que ce sont les khmers qui ont
appris aux Thaïs cet art de combat. Bon ben la, qu’est-ce qu’on s’empresse de
faire? Aller faire un tour au stade afin d’assister a un combat, bien sûr! Vous
vous doutez bien que la présence d’un aussi admirablement beau bisounours mâle
a ses côtés, la coucoune femelle s’en retrouve parfois désorientée… C’est
exactement ce qui est arrivé l’après-midi du combat. La compétition débutait à
14h. Ce qui équivaut a 2h de l’aprem, n’est-ce pas? La joyeuse choupette
annonça à son coco avoir lu que les combats commençaient à 4h… Onh! Vous me
voyez venir, n’est-ce pas? Ben, on arriva en retard, tellement en retard que
les spectateurs sortaient du stade a notre arrivée!!! Hahaha!!! Devant l’air
dépité de la bisounoursounne, le chauffeur de tuk-tuk nous invita gentiment dans
un café réputé pour son Coca Cola, ses combats de boxe présentés à la télé, son
ambiance survoltée, ses paris sur les combats et sa clientèle... exclusivement
locale!!! Du coup, nous devînmes une attraction qui rivalisa avec les
combats!!! Wow! Belle fin de séjour dans ce pays au passé difficile qui tente à
tout prix de s’en remettre et de s’ouvrir au monde a nouveau!
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