Pour ce faire, le meilleur moyen d’y arriver était de réserver un tuk-tuk qui nous conduirait aux différents temples. Rak nous proposa un forfait qui incluait les 4 jours de visites, une journée pour des commissions en ville, puis une journée pour fêter le nouvel an khmer dans sa famille, tel que mentionné dans la chronique précédente… Ça semble un bon plan…!
Premièrement, Rak (le racketeur!), nous a vendu son forfait à un prix exorbitant, soit le double de ce que nous aurions dût payer…! Deuxièmement, l’un de ses arguments de vente était qu’il soit guide de longue date, et qu’ainsi, il pourrait nous fournir des explications supplémentaires lors des visites… Mensonge! En fait, c’est son frère, ne parlant pas un traitre mot anglais, qui nous accompagna pour nos 2 premières journées de visite… En plus du nouvel an en famille qui se révéla quelque peu décevant…
Naïfs que nous sommes, vous vous doutez que ces Cambodgiens, habiles au jeu de l’arnaque, surent profiter de nous davantage…
Pour avoir plus d’explications concernant les temples, nous devions faire l’achat d’un guide… Le premier jour, seul le couché du soleil, du haut de l’un des temples, était prévu. En redescendant du sommet, nous remarquâmes, pour la première fois, un jeune homme vendant des guides… Et il s’adonna a en vendre un en français! Nous sautâmes sur l’occasion, puis lui demandâmes le prix. Il retourna le bouquin et pointa le prix imprimé à l’endos… soit 27,95$... Nous, voyageurs fauchés, prîmes un petit moment pour y réfléchir. Cette dépense s’ajoutait a une série qui nous obligeait a largement dépasser notre budget quotidien prévu initialement. Après un moment, nous décidâmes de débourser le montant demandé, nous disant qu’il nous fallait des explications, sans quoi, les temples finiraient par tous se ressembler! Suite à l’achat, une jeune dame, vendant aussi des livres, tenu mordicuse (!) à nous en vendre un… Elle ne nous lâchait pas! Nous ne comprîmes pas son acharnement…
Le lendemain matin, 5h30, nous étions sur le site du temple principal pour y admirer le levé du soleil. Qui, soit dit en passant, était sublime! Plusieurs vendeurs de livres y étaient. L’un interpella Pamela pour lui en vendre un. Voyant qu’il proposait le même que celui acheté la veille, la bisousnours lui répondît que nous l’avions déjà. Le vendeur se reprît en disant qu’il était en français, mais cet argument ne fonctionna pas plus. Pamela, voulant se débarrasser de ce vendeur, poursuivît son chemin… C’est alors qu’il s’écria : ‘’1$... 1$’’ Quoi?! Un petit dollar… Bien sûr! Nous aurions dût le savoir…! Nous sommes au pays de la fraude! Le livre était une copie!!! Compréhensible que la jeune fille se soit tant acharnée à nous vendre l’un des siens! Nous venions de faire la semaine du vendeur précédent!!!
C’est à 5h00 du matin que nous nous levions quotidiennement, pour partir a l’aventure dans la cité, sans quoi, la chaleur et l’encombrement de touristes devenaient insupportables! Le guide nous fût très utile, malgré tout! Et nous réussîmes à changer de chauffeur pour en avoir un avec qui nous pouvions communiquer. Les temples d’Angkor Vat étaient particulièrement spectaculaires et n’avaient rien à voir avec ce que nous avions exploré précédemment. Lors de la visite du temple plus éloigné, c’est Ami, le cousin de Rak, qui nous accompagna. Il nous fît déguster le traditionnel jus de cannes à sucre, en s’arrêtant à une gargote sur le chemin, en plus de nous faire goûter des œufs… avec un fœtus de poussin a l’intérieur!!! Eurkh… Fût notre première réaction… Nous sommes en Asie pour y vivre des expériences, après tout! Alors goûtons-y! En réalité, ce ne fût pas si mal…! En sa compagnie, nous mangeâmes, également, un genre de riz collant cuit dans une branche de bambou… Excellent! Merci pour ces dégustations l’ami Ami!
Malgré notre arrivée un peu boiteuse et nos mauvaises décisions quant a l’organisation des visites, les temples d’Angkor Vat valurent chaque sous dépensés… Ça reste peu dispendieux pour ce que c’est…! Et pour ces Cambodgiens qui nous ont mangés la laine sur le dos, eh bien, cette laine, ils en ont besoin plus que nous, alors… Profitez-en… Puisque c’est la dernière fois que vous pouviez y goûter!!!
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