mercredi 22 février 2012
Le voyage supposé high-class
Bon, comme
mentionné précédemment, le mini-bus est venu nous chercher à la porte de notre
hôtel à 6 heures du mat. Déjà, la ville est animée d’une énergie frénétique. En
effet, beaucoup de Thaïs sont déjà levés depuis belle lurette. Ils font leur
marché avant l’aube pour la longue journée à venir. Fait notable et quelque peu
impressionnant pour des occidentaux tels que nous, des moines se joignent à ce
mouvement de masse. Ils se présentent devant les commerces, les mains jointes
et attendent… qu’un des employés, sinon le patron lui-même, ne s’empresse d’aller
lui porter des victuailles dans son sac. Ce don lui vaut la bénédiction dudit
moine. Tous les commerces désirant cette bénédiction placent de l’encens
devant leurs portes. Ainsi, le moine sait qu’il sera bien accueilli. Bref, tout
se déroule comme sur des roulettes. Du mini-bus, nous transférons sur un ferry,
qui après plusieurs escales, nous amène a une île dont nous avons oublié le
nom. Et la, nous sommes une nouvelle fois transférés sur un autre ferry.
Maintenant, c’est la que les choses deviennent un peu particulières. Le
transfert des bagages ne subit pas le même traitement que nous, soit un
traitement high-class. Il se trouve que ce moment semble le préféré des
employés des ferrys. A notre grand étonnement, voire désarroi, les Thaïs se
sont inventés un sport qui consiste à se lancer les bagages d’un bateau a l’autre.
Lipe étant une destination dispendieuse, nos pack-sacs ne valaient pas grand-chose
a côté des sacs hyper dispendieux de certains passagers. Ce qui nous a
finalement amusés jusqu'à ce qu’on s’aperçoive qu’un des espadrilles de Pamela,
pourtant solidement attaché au sac, semble s’être évaporé ou plutôt noyé!!! Finalement,
c’est à ce moment que le sport a commencé pour nous. Essayer d’expliquer a des
gens qui ne comprennent pas un traître mot de ce que nous disons, malgré
nombres gestes, est devenu un pénible exercice. Après plusieurs essais, il y a
un Thaï qui comprenait le langage des signes, qui a trouvé la fameuse chaussure!
Finalement, retour dans le bateau pour la suite et fin du transport… qui a duré
(eh, merde) 3 heures de plus que prévu, soit un total de 11 heures!!!. Autre
petite parenthèse, quand un transport annonce le temps alloué, il faut calculer
le double!!! Vous allez voir, ce genre d’histoire nous est arrivé plusieurs
fois. Fin de parenthèse. Ça y est, Lipe est en vue!!! Hourra, elle est belle!!!
Moment de débarquer…QUOI??! Encore un foutu supplément en vue. Cette fabuleuse
île, n’ayant pas de quai, est desservie pas une bande de mafieux-pêcheurs qui transfèrent
les passagers du ferry a la terre ferme depuis leurs barques, communément
appelés long-tail boats. Ah oui, petit détail, leurs frais s’ajoutent à
ceux déjà déboursés! Ça commence bien! Heureux dénouement, ce transport nous a
permis la rencontre d’une superbe jeune femme (pas si jeune finalement, hahaha)
française qui se cherchait un logis. De fil en aiguille, cette dernière,
prénommée Tacko, est devenue notre complice, notre amie!
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